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Jusqu’à 18 mois : rendez-vous vaccins fixés sur le carnet de santé. Dommage, plus tard, d’oublier leurs rappels !

La question vaccination ne se pose pas pour les bébés. Les rendez-vous sont recommandés, fixés,

voire obligatoirement programmés.

Le temps du carnet de santé est passé ? La durée de protection de certains vaccins (DTP ou coqueluche

par exemple), elle, n’est pas assurée et nécessite d’être réactivée. En outre, au fil de la vie, d’autres vaccins particuliers s’avèrent primordiaux (comme le HPV pour les adolescentes ou la grippe pour les séniors).

Il s’agit alors d’avoir le réflexe de continuer à se protéger soi même et ses proches. Notamment en Aquitaine, région dont le taux de vaccination est inférieur à la moyenne nationale ! Votre médecin traitant

et votre pharmacien sont là pour faire le point avec vous et mettre à jour votre planning vaccins d’adulte.

Historique

Prévenir le mal par le mal, quelle histoire !

 

XVIIe siècle, l’intention est là… mais fait des dégats : on protège de la variole

en la transmettant, d’homme à homme, sous forme « bénigne ».

Alors que les épidémies de variole (ou « petite vérole ») déciment l’Europe, les chercheurs de l’époque

font un constat étonnant : les personnes qui ont été contaminées, mais ont survécu, peuvent s’occuper

des individus atteints sans retomber malades. Elles sont devenues définitivement résistantes à la variole !

Cette seule observation, bien avant la découverte des mécanismes de l’immunité, conduit à pratiquer

la « variolisation », à savoir inoculer une variole sous forme bénigne afin d’en éviter une forme plus sévère.

Le problème : on pratique par scarification, d’humain à humain, en frottant des croûtes de vérolés

sur les personnes à protéger ... Avec le risque que ce contact avec le germe provoque gravement la maladie !

 

XVIIIe siècle, l’idée est lancée : Edward Jenner démontre que les germes

peuvent être atténués par le passage d’une espèce animale à l’autre

et enraye la « vaccine ».  

Médecin de campagne anglais, Edward Jenner remarque que les fermières chargées de la traite des vaches atteintes de « vaccine » (variole bovine) ne contractent pas la maladie. Il poursuit ses  expérimentations

dans cette voie et, en 1796, met au point la première méthode efficace de vaccination contre la variole : l’introduction de pus de vaccine dans l’organisme humain. Mais, malgré un succès certain, le germe,

« nature », reste inoculé de « bras à bras » et le procédé difficilement compatible avec une manipulation

et un traitement massifs.

 

XIXe siècle, le principe du vaccin actuel est inventé : Louis Pasteur découvre

comment affaiblir « artificiellement » les microbes.

Le formidable progrès apporté par Pasteur est le passage de la bonne théorie aux bonnes pratiques,

celles qui permettront aux générations futures de mettre au point et de généraliser toujours plus de vaccins.

Sa découverte : pouvoir réduire « artificiellement » la virulence des bactéries responsables des maladies,

par la chaleur entre autres moyens scientifiques. Après de longs travaux – rôle des microbes dans les maladies infectieuses, isolement du staphylocoque et du streptocoque, études sur la bactérie du choléra de la poule...

– il parvient en effet à isoler, purifier et inactiver la souche de l’agent contagieux de la rage.

C’est ainsi qu’en 1885, il invente le premier vaccin humain à virulence atténuée contre la rage.

Des recherches du maître, naîtront les vaccins contre la tuberculose,

la diphtérie et le tétanos, la fièvre jaune, la poliomyélite… Retenons enfin que c’est Pasteur lui-même

qui inventa le terme « vaccin » en hommage à Edward Jenner, qui fut son propre inspirateur…

Recommandations générales

Penser à se faire vacciner,
le réflexe adulte pour rester protégé.

 

Le réflexe de protection le plus facile et le plus efficace

La vaccination permet de lutter contre des maladies qui peuvent être graves et qui,
pour certaines, ne peuvent pas être traitées de manière efficace.

Elle déclenche la formation d’anticorps qui protègent contre ces infections.

Son efficacité est telle qu’elle a même permis de faire disparaître certaines maladies dans le monde (variole)

ou en France (poliomyélite). Mais attention : en cas de vaccination de la population inférieure à 70%,

ces maladies peuvent ressurgir ! Alors, n’oublions pas : on se vaccine pour soi-même, mais aussi pour protéger

sa famille et son entourage. Notamment les plus fragiles, tout-petits, femmes enceintes, personnes âgées…

 

Pas seulement pour les bébés et les voyages à l’étranger !

La durée de la protection acquise varie selon les vaccins. Il est donc nécessaire de pratiquer certains rappels

pour réactiver cette protection. Savez-vous par exemple qu’une coqueluche à l’âge adulte peut s’avérer

redoutable et, de surcroît lorsqu’on est jeunes parents, être transmise aux nourrissons de moins de trois mois

(trop petits pour être vaccinés) ?

En outre, à certaines étapes de la vie, des vaccins particuliers s’avèrent très importants, comme le HPV

pour les adolescents ou la grippe pour les séniors. Alors, ne croyez pas que la vaccination ne concerne

que le temps du « Carnet de Santé » et les séjours dans des pays étrangers.

La vaccination est un rendez-vous prioritaire pour tous, à tout âge, toute la vie.

 

Il est toujours temps de se « mettre à jour »

La fameuse formule « être à jour » dans sa vaccination signifie tout simplement que l’on a reçu

les vaccins recommandés à l’âge prescrit et avec le nombre d’injections suffisant à la protection.

Vous « n’êtes pas à jour » ? Ne vous inquiétez pas : il n’est pas nécessaire de tout recommencer.

Il suffit de « rattraper » et de reprendre la vaccination au stade où elle a été interrompue.

C’est toujours le bon moment d’avoir le bon réflexe !

A chaque étape de la vie, ses mises à jour

Quel vaccin pour quelle maladie ?

Ce que nous risquons et pourquoi il est vital

de penser protection.

 

Vaccin Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite (dit DTP)

Contre la Diphtérie : Maladie infectieuse pouvant être mortelle et touchant principalement les enfants.
La bactérie « Corynebacterium Diphtheriae » se transmet par les gouttes de salive des toux et éternuements.
S’en suit la formation sur les amygdales d’une « fausse membrane » qui s’étend progressivement à la luette
et au  pharynx. D’où des paralysies de la déglutition, du nerf oculaire, du diaphragme puis des membres.

Contre le Tétanos : Maladie infectieuse, pouvant être mortelle. La bactérie « Clostridium Tetani » se contracte
à travers une plaie, surtout souillée (attention au jardinage !) et atteint les terminaisons nerveuses jusqu’à
la moelle épinière. D’où des contractions musculaires incessantes et des rigidités : impossibilité d’ouvrir
la bouche, difficultés à avaler, troubles du rythme cardiaque, rétention aiguë d’urine, convulsions,
complications de types fractures, embolies pulmonaires, infections, déshydratation…

Contre la Poliomyélite : Maladie infectieuse, pouvant être mortelle, et touchant surtout les jeunes enfants.
Les virus Poliovirus, paralysants, se transmettent d’une personne à l’autre, de façon directe (mains sales)
et oro-fécale. D’où paralysie progressive, fonte et perte de tonus musculaires importantes, secousses
involontaires, douleurs parfois sévères, décès par atteinte des muscles de la respiration ou de la déglutition.

 

Vaccin Coqueluche

Contre la Coqueluche : Maladie infectieuse et très contagieuse, atteignant plus fréquemment les nouveau-nés
et les jeunes enfants. La bactérie « Bortella Pertussis » touche l’appareil respiratoire. D’où le développement
d’une toux caractéristique, venant par accès croissants, pouvant encore être suivie de vomissements.
Avec des risques de complications sévères (notamment chez le nourrisson de moins de six mois) : épisodes
de suffocation et d’apnée, malnutrition liée aux vomissements, hémorragie ou insuffisance d’oxygénation cérébrale, surinfection pulmonaire, méningite...

Vaccin Human Papilloma Virus (dit HPV)

Contre le Cancer du col de l’utérus : Véritables ennemis invisibles, sexuellement transmissibles,
certains virus Papillomavirus humains provoquent des infections bénignes (verrues génitales), alors que
d’autres sont à l’origine de lésions pré-cancéreuses pouvant évoluer vers le cancer du col de l’utérus.

Vaccin Anti-Grippe

Contre la Grippe et ses mutations : Maladie infectieuse respiratoire aiguë, extrêmement contagieuse,
due au virus « Influenzae » qui a la particularité d’être extrêmement variable et donc responsable
de surmortalité en cas d’épidémies ou pandémies. Au-delà des signes que nous connaissons
(fièvre élevée, céphalées, douleurs musculaires, toux, écoulement nasal, mal de gorge…) le risque majeur
est le développement de complications pulmonaires, notamment chez les individus fragiles (femmes
enceintes, personnes âgées ou ayant une maladie sous-jacente) : pneumopathies, surinfection bactérienne,
aggravation asthmatique, bronchite chronique…

Tout savoir

sur la vaccination

UNE QUESTION ? UN CONSEIL ?

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N’attendez pas pour en parler à votre pharmacien ou à votre médecin.

HISTORIQUE

QUEL VACCINS POUR QUELLE MALADIE ?

RECOMMANDATIONS
GÉNÉRALES

CALENDRIER

VACCINAL

En cas
de vaccination de
la population

< 70%

    des maladies
peuvent ressurgir

Etes-vous

à jour ?

Aquitains, pensons à nos vaccins.

Vous protéger, c'est protéger les autres.

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